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Je ne prétends pas à une quelconque exhaustivité. Celui qui jette son filet dans l’onde d’Internet sait qu’il trouvera de quoi remplir sa nasse mais il sait également que celle-ci ne sera pas assez profonde. En outre, je me sers d’une grille de lecture et de quelques critères de sélection: vous lirez ci-dessous des articles relevant la mise en scène de l’histoire par les politiques ou les médias consciemment…mais aussi à leurs dépens. La qualité et la pertinence des papiers ont bien sûr une importance cardinale, d’où la nécessité de faire l’impasse sur certains évènements. Petit florilège de la quinzaine écoulée (Robin Verner)

Semaine du 16 au 26 janvier

France

 Voltaire revient dans les grâces de Versailles

 La tuerie survenue au siège de Charlie Hebdo le 7 janvier dernier a bouleversé toutes les strates de la société française. En première ligne, les média ont montré leur solidarité à leurs confrères et l’État a tenu à saluer la mémoire des victimes des terroristes par une journée de deuil nationale avant que près de 4 millions de personnes ne défilent en France le dimanche suivant. Tous ont tenu à souligner leur attachement aux valeurs de la république. L'élan de solidarité a cependant largement dépassé ce cadre puisque même le symbole de l'absolutisme de l'Ancien régime y est allé de son geste. On a ainsi installé un portrait de Voltaire, que la postérité a retenu comme l'ambassadeur de la tolérance contre les obscurantismes, au château de Versailles. Et où précisément ? Dans la salle du pape !

http://www.lefigaro.fr/culture/2015/01/13/03004-20150113ARTFIG00215--charlie-hebdo-versailles-expose-voltaire-en-hommage-aux-victimes.php

Islam

 Quand les hebdos font l’exégèse du Coran...

 On vous l'a dit et répété: aussi ahurissant que ça nous paraisse aujourd'hui des dessinateurs, des journalistes et des chroniqueurs ont été abattus, ou seulement blessés pour les plus chanceux simplement parce que leur hebdomadaire publiait régulièrement des caricatures de Mahomet. Le prétexte avancé par les islamistes était celui du blasphème. On n'aurait pas le droit de moquer ni même de représenter le prophète. Cet interdit radical est perçu comme consubstantiel à la religion musulmane et, à ce titre, rarement interrogé. Ces lignes prennent le contre-pied de cette idée reçue, distinguent les spécificités de la culture chiite sur ce sujet, et font la généalogie de cette prohibition tardive...et étrangère au Coran.

http://www.lepoint.fr/culture/le-coran-n-interdit-pas-les-representations-de-mahomet-12-01-2015-1895682_3.php#xtor=CS2-239

http://www.newsweek.com/koran-does-not-forbid-images-prophet-298298

 

États-Unis

 Comparaison n'est pas raison

 Décidément, le nazisme obsède la politique américaine depuis quelques semaines. Quelques semaines après que la Chambre des Représentants a voté à l'unanimité la suppression de la sécurité sociale aux anciens criminels de guerre nazis, donnant le spectacle d'une concorde rarissime, un représentant républicain s'est offusqué de l'absence de Barack Obama lors de la Marche républicaine à Paris. Randy Weber a ainsi tweeté : « Même Adolph (sic) Hitler attachait plus d'importance à venir à Paris (pour les plus mauvaises raisons du monde) qu'Obama pour les meilleures. » Une outrance dans le langage et la manière d'estropier les noms qui a valu le plus grand ridicule à son auteur. Peu après, le politique indélicat formulait ses plus plates excuses.

http://www.washingtonpost.com/blogs/post-politics/wp/2015/01/13/texas-congressman-randy-weber-says-obama-is-basically-worse-than-hitler/?Post+generic=%3Ftid%3Dsm_twitter_washingtonpost

 

 

 

 

États-Unis 

James Baldwin pour illustrer l'Amérique d'Obama

La récupération, ou même la simple représentation, de l'histoire par la parole médiatique peut emprunter de nombreux biais. Parmi ceux-ci, un site d'information peut décider de publier à nouveau un article paru plusieurs décennies plutôt. A charge alors pour l'archive sortie des limbes de décrypter des faits et des phénomènes contemporains. C'est le cas du site The Daily Beast qui offre ici à ses internautes la lecture de l'essai de l'écrivain, James Baldwin, « A report from occupied territory », qui s'était étalé une première fois dans les colonnes de The Nation, en Juillet 1966. L'auteur racontait des scènes survenues notamment dans son quartier d'origine, Harlem, et réfléchissait à la relation entre les populations afro-américaines et la police. L'introduction rédigée par The Daily Beast ne s'en cache pas : il s'agit d'expliquer les bavures de 2014 par des lignes de 1966.

http://www.thedailybeast.com/articles/2015/01/17/when-harlem-was-occupied-territory.html

 

Turquie

 Le bal casqué d'Erdogan

 Lundi dernier, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, se rendait dans le palais flambant neuf du chef de l’État turc. Mais ce n'est pas là ce qui a animé la toile. La raison pour laquelle cette visite diplomatique plutôt anecdotique a déchaîné les internautes est à chercher du côté du cérémonial que lui a réservé le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Élu à la tête du pays l’Été dernier, il a reçu son invité au pied d'un escalier jalonné de seize guerriers vêtus d'autant de costumes différents. Chacun de ses soldats d'opérette représentait l'un des seize empires qui ont dirigé l'histoire turque. L'explication n'a, semble-t-il, pas atténué le ridicule de la situation auprès d'une partie de l'opinion publique et des médias locaux. L'impair marque en tout cas une nouvelle fois la volonté d'Erdogan de ressaisir l'histoire turque et de s'inscrire en opposition avec la geste kémaliste.

http://www.theguardian.com/world/2015/jan/12/abbas-erdogan-16-warriors-turkish-presidential-palace?CMP=share_btn_fb

Culture 

Rubens 2000

A l'occasion de l'ouverture le 24 janvier prochain d'une exposition consacrée au maître flamand à Londres, un journaliste du quotidien The Independent a visité le manoir-atelier de Rubens à Anvers.  Artiste génial et révéré, politique et diplomate respecté de son vivant, Rubens a toujours été vu comme un cumulard. Au gré de sa promenade dans le palais de Rubens, l'auteur n'hésite pas à qualifier le peintre de précurseur de l'industrie de l'art. Mieux, l'article s'arrime à des points de comparaison on ne peut plus modernes : sous certains aspects, Rubens aurait été le Jeff Koons ou le Hirst de son temps tandis que son atelier, pépinière où pullulaient les disciples, est décrit comme une véritable « Factory d'Andy Warhol » avant l'heure. Ou comment faire du passé une image du présent. A moins que ce ne soit l'inverse.

http://www.independent.co.uk/arts-entertainment/art/features/new-rubens-exhibition-painter-superstar-and-multimedia-factory-manager-9976044.html

Semaines du 5 au 19 janvier

France

Affaire Zemmour : le face-à-face de deux conceptions de l'histoire

Vous vous en souvenez, c'est un billet publié par Jean-Luc Mélenchon sur son blog qui a mis le feu au poudre : il citait une interview du chroniqueur et essayiste Eric Zemmour réalisée par le Corriere della Sera il y a deux mois. L'auteur du Suicide français, évoquant la menace d'une guerre civile sur le sol français à cause de l'Islam puis interrogé sur la possibilité de chasser les musulmans français du territoire, avouait qu'il s'agissait là d'une chose difficile à concevoir mais se prenait à rêver sur l' histoire, ce domaine« parfois surprenant ». La polémique n'a fait que grossir ensuite poussant ses confrères de RTL a se désolidariser de ses positions et son employeur I-télé à le licencier. Au-delà de la simple controverse, deux rapports au passé semblent ici en présence, entre des responsables politiques se réclamant des principes républicains mais poussant des cris d'orfraies parfois étranges (le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve se laissant même aller à appeler lui-même les républicains « manifester leur solidarité »), et les outrances d'un intellectuel disant vouloir s'inscrire dans le sillon d'Ernest Renan. 

http://www.huffingtonpost.fr/2014/12/16/propos-zemmour-musulmans-jean-luc-melenchon_n_6334554.html

 

La statue de commandeur de Moulin dépoussiérée cinquante ans après le transfert des cendres au panthéon

Nous fêtions, il y a peu, le cinquantenaire du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon. Incidemment, nous célébrions l'envolée du ministre des Affaires culturelles de l'époque, André Malraux,fusée lyrique à plusieurs étages. Pour l'occasion, le site du Figaro a ressorti un portrait de l'ancien préfet d'Eure-et-Loire Moulin par l'historien Henri Michel. Il n'est pas anodin que Le Figaro ait dépoussiéré cet article paru il y a trente ans. L'image que l'auteur renvoie de son grand homme n'a guère bougé depuis. Il nous montre Jean Moulin comme une sorte de père fondateur (et quinze ans avant l'heure) de la Vème république : trait d'union entre l'attitude gaullienne et la tradition républicano-jacobine française, fasciné à la fois par l'incarnation d'un pouvoir exécutif fort et la recherche du consensus. Une synthèse que ce radical-socialiste devenu le premier des gaullistes a lui-même pratiquée.

http://www.lefigaro.fr/histoire/archives/2014/12/19/26010-20141219ARTFIG00081-jean-moulin-itineraire-d-un-resistant-exemplaire.php

 

Dur, dur d'échapper au dernier film d'Angelina Jolie tant la vague promotionnelle a submergé de nombreux plateaux télé. Dans son œuvre Invincible (l'avenir proche nous dira si ce choix de traduction du titre original est judicieux), la réalisatrice plante la course sinueuse de Louis Zamperini, un héros bien réel qui connut pas mal de vagues lui-mêmes et de nature plus dangereuse...Athlète émérite, participant aux Jeux Olympiques de de 1936, il s'engage dans l'aviation américaine durant le conflit mondial. Un crash et une traversée tragique plus tard, il se retrouve aux mains des Japonnais. La version américaine de Slate compare ce film et la biographie de Louis Zamperini que Jolie a voulu adapter, histoire de vérifier la fidélité historique de l'ensemble.

http://www.slate.com/blogs/browbeat/2014/12/24/unbroken_movie_fact_vs_fiction_how_accurate_is_the_louis_zamperini_biopic.html?wpsrc=fol_tw

 

 

Quand la postérité juge l'histoire à peu de frais

Des plaques topographiques que les municipalités raturent, des adaptations cinématographiques de l'Ancien Testament que certains États bannissent sous prétexte de considération (géo)politiques contemporaines...les signes montrant que les autorités sont nombreuses à être fâchées avec le passé et à vouloir jeter l'histoire avec l'eau du bain abondent. Ce billet d'humeur de Serge Federbusch traque tartufferies et contresens en tous genres avec un sens certain de la polémique.

http://www.lefigaro.fr/vox/histoire/2014/12/29/31005-20141229ARTFIG00035-de-georges-marchais-a-exodus-quand-l-histoire-fait-polemique.php

 

Des refus qui sont légion

Ainsi donc l'économiste français, Thomas Picketty, auréolé du succès de son dernier ouvrage Le capital au XXIème siècle, a refusé la Légion d'honneur, distinction pour laquelle la secrétaire d’État à l'enseignement supérieur et à la Recherche, Geneviève Fioraso, avait suggéré son nom. Pour cet intellectuel, proche de Barack Obama, ce n'est pas au gouvernement de dire « qui est honorable ». Auparavant sympathisant du Parti socialiste, il est en désaccord avec la politique économique de l'équipe de Manuel Valls à qui il conseille d'ailleurs par la même occasion de se préoccuper davantage de relancer la croissance. Si Geneviève Foraso a dit prendre acte du refus de Thomas Picketty, les dents de plusieurs de ses collègues du gouvernement ont grincé. Ils auraient cependant tort de se formaliser tant les récipiendaires de la rosette récalcitrants ont été nombreux depuis la création de l'ordre de la Légion d'honneur par le Premier consul Napoléon Bonaparte en 1802. Ce portfolio paru sur le site du Monde en a dressé une petite liste. Les raisons se suivent et ne se ressemblent pas toujours.

http://www.lemonde.fr/culture/portfolio/2015/01/01/ils-ont-aussi-refuse-la-legion-d-honneur_4548316_3246.html#elUSofsCVA6JAss9.99

 

Royaume-Uni

Pour The Guardian, 14-18 a bon dos

Depuis l'année désormais dernière, nous avons vu défiler de nombreuses commémorations de la première guerre mondiale. Au recueillement et aux hommages bien compréhensibles rendus aux combattants de tous les camps, s'est souvent ajouté un excès de contrition. L'association d'idées liant la « grande » guerre à la « sale » guerre a été récurrent. L'auteur de ce Long Read (la nouvelle rubrique du site du quotidien britannique The Guardian, consacré aux longs formats) s'interroge sur le contraste entretenu par de nombreux journalistes et responsables politiques entre la guerre de 14-18 considérée comme aussi meurtrière qu'absurde ou même futile et le conflit de 39-45, revêtu des vertus du combat juste. Selon lui, ce parallèle répondrait à plusieurs enjeux idéologiques capitaux au premier rang desquels on trouverait la volonté de glorifier, en creux, l'interventionnisme moderne des États libéraux en l'identifiant à la cause de la seconde guerre mondiale ; la nécessité de fortifier les légendes nationales héritées de celle-ci (le mythe résistancialiste à la racine de la Vème république par exemple) ; et l'envie de faire oublier la passivité des puissances occidentales et soviétique face à la Shoah.

 http://www.theguardian.com/news/2014/dec/09/-sp-myth-of-the-good-war

 

Chili

Droit de grève : Bachelet nettoie derrière Pinochet

Un projet de loi vient d'être versé au calendrier parlementaire chilien à l'initiative de Michelle Bachelet, la présidente du pays : il s'agit d'une réforme du droit de grève en vue de l'étendre. La loi actuelle sur le sujet date du régime de Pinochet. Le dictateur, très conservateur et obsédé par la peur des « rouges », avait imposé une acception très restreinte du droit de grève, confinant celle-ci à l'intérieur d'une entreprise donnée et demandant le remplacement de chaque gréviste. En plus de revenir sur ces dispositions qui limitaient les droits des salariés, la présidente de la république Michelle Bachelet veut encourager les négociations avec les syndicats. Entre droit d'inventaire d'un passé dictatorial et tensions modernes au sein du monde du travail, cette dépêche AFP reprise par Libération fait ici le point :

http://www.liberation.fr/monde/2014/12/29/le-chili-va-retrouver-son-droit-de-greve_1171504?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

 

 

 

 

Culture

Zamperini sous l'oeil d'Angelina Jolie

 

Dur, dur d'échapper au dernier film d'Angelina Jolie tant la vague promotionnelle a submergé de nombreux plateaux télé. Dans son œuvre Invincible (l'avenir proche nous dira si ce choix de traduction du titre original est judicieux), la réalisatrice plante la course sinueuse de Louis Zamperini, un héros bien réel qui connut pas mal de vagues lui-mêmes et de nature plus dangereuse...Athlète émérite, participant aux Jeux Olympiques de de 1936, il s'engage dans l'aviation américaine durant le conflit mondial. Un crash et une traversée tragique plus tard, il se retrouve aux mains des Japonnais. La version américaine de Slate compare ce film et la biographie de Louis Zamperini que Jolie a voulu adapter, histoire de vérifier la fidélité historique de l'ensemble.

http://www.slate.com/blogs/browbeat/2014/12/24/unbroken_movie_fact_vs_fiction_how_accurate_is_the_louis_zamperini_biopic.html?wpsrc=fol_tw

 

Insolite

Etre bibliothécaire avant Wikipédia

« On se demande comment on faisait quand on n'avait pas tout ça ! » Derrière cette réplique, un peu bateau, englobant dans le « tout ça » et le geste vague consécutif le smartphone sur lequel on se penche pour envoyer un SMS ou l'ordinateur portable dont on écrase les touches sans pitié aucune, se cache une vraie question. Par exemple, on faisait comment, avant Internet, pour trouver une information ? La réponse est simple : on s'adressait aux bibliothécaires. Ce qui l'est moins, ce sont les questions posées. Pendant des décennies, les employés de la New York Public Library ont compilé les interrogations les plus incongrues qui se sont présentées à eux. Par exemple : « Doit-on mettre la colle sur la papier-peint ou sur le mur ? Pourquoi il y a-t-il autant d'écureuils dans les peintures anglaises du XVIIIème siècle ? » Un florilège passionnant, et moins anecdotique qu'il y paraît, dévoilé il y a quelques jours et que Rue89 dévoile ici :

http://rue89.nouvelobs.com/rue89-culture/2014/12/29/quand-navait-google-repondre-a-questions-tordues-256800

 

 

Sport

Terrain de foot contre No Man's Land

Soldats allemands et britanniques ont-ils joué au foot les uns contre les autres le jour de noël 1914 ?   La question de l'existence, ou non, de cette rencontre sportive lors du premier hiver de la grande guerre, cinquante-deux avant qu'une finale de coupe du monde n'oppose les mêmes nations cette fois-ci officiellement et devant de millions de spectateurs et téléspectateurs, continue de se poser. Il faut dire que l'idée d'une fraternisation des troupes antagonistes intéresse toujours autant. On voudrait la tenir pour vraie aujourd'hui autant qu'hier on la rejetait. Ce journaliste du site internet du magazine So Foot se plonge dans les sources et les quelques témoignages de cette scène semi-légendaire qui nous sont parvenus :

http://www.sofoot.com/la-partie-de-foot-de-noel-1914-au-front-193906.html

 

 

 

 

 

 

Semaines du 8 décembre au 22 décembre

Sénégal
Un massacre et des controverses

Lors de son dernier déplacement en Afrique, le président François Hollande a remis aux autorités sénégalaises les archives relatives au massacre des tirailleurs du camp de Thiaroye. Une nouvelle initiative pour se rapprocher de l’Afrique et faire oublier le discours tenu par son prédécesseur à Dakar en 2007 ? Son initiative s’inscrit en effet dans sa logique de prise de distance vis-à-vis de Nicolas Sarkozy. Mais au Sénégal, la signification de son geste dépasse largement ce cadre : il relance surtout les discussions de cet événement qui vit l’armée française s’en prendre à une partie de ses troupes coloniales au crépuscule de la colonisation.
http://libeafrica4.blogs.liberation.fr/mon-blog/2014/12/le-sang-des-tirailleurs-thiaroye-1944-2014.html

France
Hollande au Musée de l’immigration

Lundi dernier, François Hollande a présenté son premier grand discours sur l’immigration au Musée de l’immigration, la vidéo ici. Il s’agira aussi de l’inauguration officielle de ce centre, dédié à l’histoire de l’immigration en France. Ouvert depuis sept ans, le bâtiment avait été boudé en son temps par Nicolas Sarkozy. Cet article du HuffingtonPost revient sur ce conflit mais surtout sur les vocations du lieu.
http://www.huffingtonpost.fr/2014/12/15/musee-immigration-francois-hollande-cinq-choses-savoir-lieu-emblematique_n_6325746.html

Philippe de Villiers romance Jeanne d’Arc

L’homme politique vendéen Philippe de Villiers nous revient avec un ouvrage consacré à Jeanne d’Arc (Le Roman de Jeanne d’Arc, Albin Michel).  Précédemment, l’ancien député européen s’était penché sur le cas de Charrette, l’insurgé contre-révolutionnaire, et Saint-Louis. Aujourd’hui, il met à profit sa traversée du désert pour suivre les traces de cette lorraine qui, de paysanne aisée devint chef de guerre pour Charles VII, fut capturée par les Bourguignons pour mieux être vendue aux Anglais qui la brûlèrent. De Villiers s’intéresse-t-il à la Pucelle pour se refaire une virginité en politique ? L’avenir nous le dira.
http://www.lefigaro.fr/histoire/livres/2014/12/11/26008-20141211ARTFIG00080-jeanne-d-arc-un-roman-francais.php

Etats-Unis
Les Golden Globes rendent hommage à l’histoire américaine
La liste des nominés aux Golden Globes est tombée il y a quelques jours…et les biopics sont nombreux au rendez-vous. La cérémonie, qui récompense longs-métrages et fictions audiovisuelles, se tiendra le 11 janviers prochain et fera la part belle aux personnages de Martin Luther King ou à celui du scientifique Alan Turing, entre autres. La tendance lourde du cinéma mondial (rappelons que la France n’est pas en reste avec ses multiples Saint-Laurent, Coco etc.) à exhumer l’histoire de façon plus ou moins subtile se confirme donc. Pour la liste complète des nominés, c’est ici :
http://oscarscesars.blog.lemonde.fr/2014/12/11/golden-globes-2015-foxcatcher-birdman-imitation-game-prennent-un-bon-depart/

Angleterre
2014/1974, même combat ?
Une majorité conservatrice chahutée, une opposition travailliste pas très en forme, des partis se revendiquant comme la troisième voie, un débat souverainiste calmé sans être éteint en Ecosse…l’Angleterre, et au-delà, le Royaume-uni connaîtraient une période aussi turbulente qu’inédite ? Non selon Glen O’Hara dans le quotidien anglais The Independent. Ce professeur d’histoire moderne et contemporaine voit de nombreuses similitudes entre les difficultés de la scène politique actuelle et l’année 1974 et ses deux élections consécutives. Rendez-vous en 2015 pour le scrutin et le verdict.
http://blogs.independent.co.uk/2014/11/26/british-politics-is-heading-back-to-1974/

Cuba
Cuba et les États-Unis brisent la glace

Alors que l’évocation d’un retour de la guerre froide fait florès autour des tensions Occident-Russie, l’une des dernières traces de ce conflit ne disant pas toujours son nom vient de fondre au soleil. Cuba et les États-Unis ont annoncé la normalisation de leurs relations diplomatiques. L’évènement excède largement le landernau des chancelleries tant la rupture, au début des années 60, entre les Américains et la révolution cubaine avait créé un des schémas les mieux établis de la géopolitique contemporaine. Un rapprochement qui pourrait aller plus loin au fil des mois: on parle déjà de la fin éventuelle de l’embargo.
http://www.nytimes.com/2014/12/18/world/americas/us-cuba-relations.html?hp&action=click&pgtype=Homepage&module=span-ab-top-region&region=top-news&WT.nav=top-news&_r=0

Insolite
Flûte, la coupe de champagne n’aurait rien à voir Marie-Antoinette !

Si vous vous posiez la question, non, il y a peu de chance que la coupe de champagne ait hérité sa forme du sein de Marie-Antoinette. La réfutation vient de Marilyn Yalom, universitaire auteur d’une History of the breast (Histoire du sein), ici interviewée par le site culinaire anglo-saxon Eater. Selon elle, l’élaboration de cette légende aurait surtout permis, à travers les époques, de réduire cette reine si décriée à son corps et ses écarts. Mais la discussion ne s’arrête pas là : l’article suit l’évolution symbolique de la poitrine à travers l’histoire et notre imaginaire.
http://www.eater.com/2014/12/10/7339903/breast-champagne-coupe-marie-antoinette

 

 

Semaines du 24 novembre 2014 au 7 décembre 2014

Etats-Unis :

Clausewitz vivant

Le site d’information américain The Daily Beast vient de publier un article-fleuve consacré au théoricien militaire Carl Von Clausewitz. Simple promotion d’une nouvelle biographie du célèbre officier, amateur de philosophie et de baïonnettes ? Non, l’évocation du livre intitulé Clausewitz : His life and work  de Donald Stoker, publié en novembre, sert davantage de prétexte au journaliste pour revenir sur l’apport et la postérité de la pensée (toujours influente chez les soldats) de ce Prussien qui passa sa vie à combattre les troupes révolutionnaires puis impériales françaises sur les champs de bataille.
http://www.thedailybeast.com/articles/2014/11/24/how-clausewitz-invented-modern-war.html

Les nazis : cache-misère de la politique américaine ?

Slate.fr reprend ici une nouvelle commentée par la presse papier et numérique américaine: les élus de la Chambre des représentants (qui composent le Congrès avec le Sénat) ont voté mardi dernier à l’unanimité la déchéance des droits des anciens nazis en matière de sécurité sociale. La solution à un vrai problème ? Pas forcément. Certes, les journalistes de l’agence AP ont chiffré à plusieurs millions de dollars depuis la fin de la guerre le coût pour la « sécu » américaine des anciens nazis réfugiés aux Etats-Unis. Cependant, il n’y aurait plus que 4 nazis encore en vie au pays de Barack Obama. Et la loi votée par les représentants n’aura pas vocation à recouvrer les sommes perdues. L’événement retenu est donc plutôt celui-ci : démocrates et républicains ont enfin trouvé une mesure sur laquelle s’accorder. Quand l’histoire est traitée comme un gadget par la politique...
http://www.slate.fr/story/95361/etats-unis-accord-republicains-democrates-nazis-securite-sociale

Liban :

Daesh susciterait l’athéisme

Omar Youssef Suleiman se penche ici sur une lame qu’il sent se lever significativement au fond des sociétés musulmanes contemporaines : l’athéisme. Parallèlement aux analyses qui ont vu dans les révolutions arabes une reprise en main de sociétés laïques par le religieux, l’auteur voit dans la naissance du « califat » autoproclamé de Daesh la genèse d’une importante déperdition de la foi, notamment chez les jeunes. Il n’en oublie pas cependant l’origine plus ancienne de la remise en cause des textes musulmans et met sa théorie à l’épreuve des sociétés islamiques des VIIIème et IXème siècles.

www.courrierinternational.com/article/2014/11/27/une-vague-d-atheisme-dans-le-monde-arabe

France :

Faire du neuf avec du vieux, une passion française

Ainsi donc Nicolas Sarkozy est redevenu président de l’UMP il y a huit jours. Premier jalon d’une traversée qui, espère-t-il, le ramènera à bon port, l’Elysée, malgré ses actuels ballotements judiciaires. Tandis que l’ancien chef de l’Etat rêve d’un come-back en guise de triomphe, LeMonde.fr s’intéresse à cette exception française que constitue le retour des politiques désavoués par l’électorat. En dehors de nos frontières, le site ne note que peu ou prou d’exemples de ce type dans l’histoire récente des démocraties. Pour le professeur de droit constitutionnel à Paris I, Dominique Rousseau, la racine de cette spécificité tient à la nature monarchique de l’attachement des Français à la politique et aux réminiscences de la Ière république.

www.lemonde.fr/politique/article/2014/11/29/le-come-back-en-politique-est-une-exception-francaise_4531571_823448.html

Adieu à Senghor

En marge d’un récent séjour en Afrique pendant lequel il a notamment participé au sommet de la Francophonie à Dakar, le président François Hollande a salué la mémoire de l’ancien chef d’Etat sénégalais Léopold Sedar Senghor. Avant de devenir l’un des leaders d’un continent africain indépendant, celui-ci fut le pur produit d’un certain élitisme intellectuel estampillé IIIème république : prépa littéraire à Louis-le-Grand, agrégation de grammaire, enseignement. Puis, entre seconde guerre mondiale, fin du colonialisme et aventure poétique, son existence épousa jusqu’au bout les contours torturés de son siècle. Au-delà de la simple notice biographique d’un homme mort voilà treize ans, la journaliste Martine Jacot interroge le regard embarrassé que la politique française porte à son passé de colon.

www.lemonde.fr/afrique/article/2014/11/30/francois-hollande-repare-les-erreurs-de-la-france-au-senegal_4531635_3212.html

Syrie :

Un artisan de la Shoah mort à l’ombre du clan Assad

Alois Brunner, ancien bras droit du logisticien de la déportation vers les camps de la mort Adolf Eichmann, serait mort en Syrie il y a quatre ans. C’est en tout cas l’information reçue il y a quelques jours par le centre Simon Wiesenthal en provenance de l’un de ses hommes de confiance et transmise au britannique Daily Express. L’article retrace le parcours sinueux de cet officier SS génocidaire devenu chauffeur de taxi dans le Berlin post-conflit mondial, trafiquant d’armes en Egypte puis « consultant » ès tortures du régime al-Assad, à l’époque d’Hafez, père de Bachar. Itinéraire d’un misanthrope que la justice n’a pas réussi à rattraper.

www.express.co.uk/news/world/541687/Nazi-who-worked-in-concentration-camps-found-new-job-as-torturer-for-Syria-s-regime

 

Une branche du KKK aurait des envies de métissage

John Abarr, 44 ans et vieux briscard du vieux mouvement américain pour la suprématie blanche, le Ku Klux Klan, vient d’annoncer la création de son propre courant en marge du Klan : les chevaliers de Rocky Mountain. Leur particularité résidera, selon leur fondateur, dans le recrutement des troupes : il devrait être plus ouvert et…ne plus se restreindre aux seuls blancs. John Abarr explique vouloir montrer que le KKK n’est pas une organisation haineuse et que ses membres ne sont pas « des suprématistes blancs, mais des protecteurs de la race blanche » (attention à la nuance). Les observateurs restent sceptiques.

https://news.vice.com/fr/article/une-section-du-kkk-annonce-quelle-recrute-sans-discrimination-raciale

Semaines du 20 novembre au 1er décembre 2014

Allemagne :

Le 9 novembre dernier marquait les 25 ans de la chute du Mur de Berlin. Cette cloison bétonnée qui séparait Berlin-Est du reste de l'actuelle capitale allemande, symbolisait tout à la fois le clivage entre la République Démocratique d'Allemagne (RDA) et la République Fédérale d'Allemagne (RFA), l'antagonisme entre les blocs occidental et communiste. L'anniversaire de l'effondrement de cette barrière a été abondamment commenté par les médias bien sûr mais aussi par les politiques. Cet exercice de commémoration, flirtant avec la récupération, a montré que le souvenir de cette date aussi extraordinaire que brutale charrie un certain nombre de contrevérités. BigBrowser, blog du Monde.fr, tente ici de démêler l'info de l'intox et l'histoire du fantasme. ttp://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2014/11/07/mythes-et-legendes-urbaines-autour-de-la-chute-du-mur-de-berlin/

En 1989, au moment où le Mur de Berlin s'écroule sans même avoir eu le temps de se craqueler, Thierry Noir a 31 ans. Ce jeune artiste français a choisi la route de l'exil au début des années 80. Tout naturellement, il a alors rejoint les lumières fascinantes et troubles que jette ce Berlin à l'époque nimbé de l'aura interlope des David Bowie, Iggy Pop, Brian Eno et de nombre d'artistes venus là pour inventer ou poursuivre leurs œuvres à l'ombre mélodies nouvelles du Krautrock, et du Mur. L'occasion pour ce Français, toujours expatrié aujourd'hui, de raconter ses pérégrinations le long de cette suture grise et bétonnée qui a accompagné son travail et vivait ces derniers moments.

www.lemonde.fr/europe/visuel/2014/11/09/berlin-1989-le-jeune-homme-et-le-mur_4519106_3214.html

France :

Il y a dix jours, la société française Ubisoft sortait le dernier-né de la célèbre franchise, Assassin's Creed. Le nouvel opus reprend le concept des précédents : un représentant du groupe des « Assassins » bouleverse le cours des événements à base de varappe sur les façades et d'actions coups de poing (et coups de couteaux). Cette fois-ci l'intrigue a pour cadre le Paris révolutionnaire des années 1790, dont la reconstitution fait l'admiration des spécialistes. Mais là où le bât blesse, c'est qu'un clip de présentation réalisé par l'artiste Rob Zombie exhibe notamment un Robespierre grimaçant, ricanant, assoiffé de sang. Un portrait qui a fait sortir de ses gonds l'ancien co-président du Parti de Gauche, Jean-Luc Mélenchon. Le site jeux-vidéos.com replante le débat.

www.jeuxvideo.com/news/2014/00075841-jean-luc-melenchon-attaque-assassin-s-creed-unity.htm

Islamisme :

De quoi Daech est-il le nom ? C'est la question que se pose ici le journaliste Eric Leser. Celui-ci s'interroge en effet sur la déflagration que l’État islamique a provoqué sur un monde qui croyait en avoir fini avec la grande histoire. En outre, il analyse l'ambition de Daech de faire renaître le califat. Un discours qui séduit en-dehors des frontières de l'intégrisme et joue sur le désir et la fascination exercée par l'ancien empire sur une partie du monde musulman. Entre sens et ruse de l'histoire, on n'est pas loin de nager en plein hégélianisme.

www.slate.fr%2Fstory%2F94715%2Fetat-islamique&h=wAQEZ8S3_

France :

Une déclaration de la chanteuse Zaz (qu'on ne s'attendait pas à retrouver en pareille position) a récemment choqué : « A Paris sous l’occupation, il y avait une forme de légèreté. On chantait la liberté alors qu’on ne l’était pas totalement » Avec son sens de l'ironie et de l'outrance, le chroniqueur machin Sagalovitsch, hébergé par le site Slate.fr, revient sur cette « affaire ». Une polémique qui se tend par-dessus la toile de fond du succès du Suicide français d'Eric Zemmour, taxé par ses détracteurs de réhabiliter le maréchal Pétain et plus largement, le régime de Vichy. A travers une prose qui ne fait pas toujours dans le détail, l'auteur malmène le mythe « résistancialiste » et les réactions parfois épidermiques souvent tenues à l'égard des propos tenus sur l'Occupation.

blog.slate.fr/sagalovitsch/2014/11/17/en-france-tout-le-monde-a-ete-resistant-meme-le-chat-de-ma-voisine/

Etats-Unis :

En 1964, le pasteur Martin Luther King reçoit une lettre au vitriol : un individu suggérant être un admirateur déçu du révérend s'en prend aux mœurs et à la personnalité du leader de la lutte pour les droits civiques. Le courrier, d'une grande violence, attaque notamment Luther King sur ses escapades extra-conjugales et semble même lui conseiller le suicide. Le destinataire n'est pas dupe et Beverly Gage, aujourd'hui historienne à l'université de Yale, non plus. L'auteur « indélicat » est en fait un agent du FBI. En 1964, le Bureau est encore sous la férule de J. Edgar Hoover qui a lancé le programme COINTELPRO censé donner la réplique, et nuire aux activistes jugées anti-américains. Le principe de l'opération ressemble à cette vieille maxime : « Salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose ».

www.nytimes.com/2014/11/16/magazine/what-an-uncensored-letter-to-mlk-reveals.html

Pologne :

Andrej Wajda, réalisateur polonais passionné d'histoire et palmé d'or, vient de livrer son dernier film dans les salles : L'homme du peuple. Il s'agit d'un biopic de Lech Walesa, fondateur du syndicat Solidarnosc puis premier président de la Pologne post-guerre froide. Si l'ouvrier des chantiers navals de Gdansk, opposant principal au régime pro-soviétique de Jaruzelski, a d'abord bénéficié d'une image consensuelle, ça n'a pas duré. La vie politique à la tête de l'exécutif s'est chargée de lézarder la statue de commandeur. Un aspect de la vie de Lech Walesa que souligne cet article du Figaro mais sur lequel Wajda ne s'attarde pas.

www.lefigaro.fr/cinema/2014/11/19/03002-20141119ARTFIG00043-du-syndicalisme-triomphant-a-l-usure-du-pouvoir.php

Culture :

Quand deux anciens présidents des Etats-Unis se rencontrent, se racontent-ils des histoires d'anciens présidents des Etats-Unis ? Et quand ils sont père et fils ? George Walker Bush, chef d'état américains entre 2000 et 2008, signe le portrait de George Herbert Walker Bush, son paternel et président au tournant des années 80 et 90. Entre parties de pêche dans le Maine et spleens présidentiels, les Bush font le portrait de leur dynastie. Le New York Times se charge ici de décrypter cette biographie aux airs d'hagiographie.

www.nytimes.com/2014/12/28/books/review/george-w-bushs-41-a-portrait-of-my-father.html

Irak :

Sur le site de l'hebdomadaire Marianne, l'essayiste Roland Hureaux pointe les erreurs américaines ayant présidé selon lui à la formation de l’État islamique. La première d'entre elles : le transfert du pouvoir à la seule majorité chiite après plusieurs décennies de mainmise sunnite. L'humiliation militaire d'officiers vaincus, le ressentiment envers les forces américaines, et l'évincement de la scène politique ont poussé les anciens cadres de l'armée de Saddam Hussein, pourtant réputés nationalistes, dans les bras des intégristes et les rangs de Daech. Pour Roland Hureaux, la solution au problème aurait pu emprunter des chemins de traverse, comme le retour à la monarchie.

www.marianne.net/EI-les-ex-soldats-de-Saddam-sont-la-cle-du-conflit_a242776.html

Russie :

Dans cet article, Le Monde Diplomatique, Hélène Richard met Vladimir Poutine en face de ses contradictions, tout en relevant l'adéquation entre la personnalité du chef de l'Etat et les aspirations patriotiques d'une population meurtrie. Censé incarner une Russie ambivalente, à la fois libertaire et conservatrice, et en butte à l'opposition d'une part de l'opinion mondiale, l'autocrate balance entre une posture de persécuté face à une conjoncture internationale hostile et une attitude de fermeté à l'égard des anciens satellites de l'empire soviétique. Les dernières turbulences aux marches de l'empire construiraient un consensus intérieur souvent mal appréhendé en dehors des frontières russes.

www.monde-diplomatique.fr/mav/138/RICHARD/51006