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Le séminaire Temps, mémoires, histoire

2e lundi du mois de 16 h à 20 h, du 8 novembre 2013 au 11 avril 2014.

Institut Protestant de théologie, 83 bd. Arago, Paris (XIVe)
M: "Saint-Jacques" (ligne 6) ou  "Denfert-Rochereau" (lignes 6,4, RER B).

En lien avec l’Atelier international sur les usages publics du passé, ce séminaire vise à creuser la question des responsabilités politiques de la pensée : en recourant aussi bien à des appuis en philosophie qu’en sciences humaines au sens large, et en encourageant une autoréflexion plus marquée des chercheurs sur les implications politiques et sociales de la production et de la critique des connaissances concernant le passé.

Cette année, on abordera la question de l’espace public. En 1962, Jürgen Habermas analyse la constitution historique d’un espace de discussion régi par le principe de publicité, par opposition à la logique de fonctionnement de l’autorité publique, dominée par le secret d’Etat. Dans la perspective habermassienne, cet espace a un fondement historique : caractérisé par la présence de « personnes privées faisant un usage public de leur raison », il trouve son origine au XVIIIe siècle, dans le surgissement des cercles bourgeois dans les villes et dans le développement de la presse. Dans les dernières décennies, des nombreux historiens, sociologues, philosophes et anthropologues ont élargit la notion d’espace public à des contextes historiques différents. D’une part, on a formulé les notions d’arène publique, de société civile, d’espace public mosaïque afin de dépasser la vision d’un espace public unifié et hiérarchique et de reconnaître la dimension éclatée et hétérogène des débats publics. De l’autre, on a cherché à sortir de la dimension nationale pour explorer des arènes discursives transcendant les frontières de nations et d’États (« sphères publiques diasporiques », « sphères publiques régionales », « sphère publique globale », « sphères publiques transnationales »). Or, cet élargissement implique, comme Jean-François Lyotard le souligne dans La condition post-moderne, un émiettement des opinions, qui soulève des questions importantes. On peut citer au moins deux enjeux critiques. Le premier concerne le degré de politisation du concept d’espace public : s’agit-il d’une notion empirique, purement descriptive, ou bien d’un concept normatif visant à contribuer à une théorie de la démocratie ? Le deuxième touche l’émergence de phénomènes transnationaux associés à la globalisation, au post-colonialisme, au multiculturalisme : la notion d’espace public, qui a toujours été implicitement nationaliste, peut-elle être reconstruite dans un cadre transnational, sans être dépolitisée ? Ces deux questions majeures seront analysées à travers la lecture de textes classiques, ainsi que l’analyse de quelques affaires concernant les usages publics du passé (de la querelle des historiens en Allemagne, dans les années 1980, à l’affaire Dieudonné).

Lire les résumés du séminaire depuis 2001

Lire le programme de la journée doctorale du GEHM (02/02/13)

Pour accéder au plan des séances et aux documents à l'appui

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