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Notre atelier a passé un accord avec la rédaction de Courrier international, afin d'avoir accès directement à certains des articles que publie l'hebdomadaire. Qu'il soit ici vivement remercié pour cette ouverture!
Les articles choisis nous ont semblé propres à ouvrir une discussion critique sur nos usages du passé. Leur style d'écriture et la diversité des publics auxquels ils s'adressent viennent ajouter une très riche perspective supplémentaire à nos contributions.
On trouvera ici la première page de chaque article, puis un lien redirigeant vers Courrier international.

 

 

XVIIIe siècle – La révolte des Tionghoas

07.03.2013 | Dewi Anggraeni | Tempo

Les Chinois d’Indonésie sont des mal-aimés. Pourtant, comme le reste de la population, ils ont souffert sous la colonisation hollandaise.

Vous êtes de descendance tionghoa, c’est-à-dire indonésien d’origine chinoise, et vous avez moins de 20 ans ? Peut-être vous souvenez-vous de l’époque où le nouvel an chinois devait être célébré en cachette, chez vous, derrière des portes closes. La situation a changé en 2000, lorsque le nouveau président, Abdurrahman Wahid, a annulé l’ordonnance présidentielle n° 14 de 1967. Promulguée par le gouvernement de l’Ordre nouveau [sous la dictature de Suharto, 1966-1998], celle-ci interdisait toute forme d’expression religieuse et culturelle tionghoa dans les lieux publics. Plus tard, en 2003, la présidente Megawati Sukarnoputri a fait du nouvel an chinois une fête nationale, si bien qu’il est aujourd’hui célébré avec de plus en plus de faste et attire même des foules de touristes. Il y a tout juste quatorze ans, pourtant, une jeune femme d’origine tionghoa, réfugiée à Melbourne après avoir été victime des terribles événements de mai 1998 à Jakarta [peu avant la chute de la dictature, des centaines de femmes indonésiennes d’origine chinoise ont été violées par les émeutiers], lançait cette question : “Pourquoi est-ce qu’ils [les Indonésiens non chinois] nous détestent tant ? Sommes-nous donc vraiment si mauvais ?”


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La bataille du 7e art autour du génocide arménien

03.01.2013 | Murat Bardakci | Habertürk

Opinion. La diaspora arménienne veut financer un grand film sur la déportation de 1915. La presse turque s’exaspère.

Une rumeur circule selon laquelle, à l’approche du centième anniversaire de la déportation [des Arméniens], en 2015, la diaspora [arménienne] aurait demandé à un grand metteur en scène de réaliser un film sur le “génocide”. Le nom de Steven Spielberg est avancé.
Devons-nous rester les bras croisés pendant que la diaspora s’active ? Le vice-Premier ministre Bülent Arinç a fini par annoncer, en novembre, devant les membres de la Commission parlementaire du budget et du plan, qu’il avait été décidé de financer un film et un documentaire conformes à la réalité historique des événements de 1915.

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Bientôt un "Mahometland"

27.08.2012 | Philippe Mischkowsky | Courrier international

Un promoteur annonce la construction d'un parc à thème entièrement à la gloire du prophète de l'islam. Il comportera une immense bibliothèque, appelée à devenir une référence pour tout le monde musulman, mais aussi un versant "éco-musée" pour permettre au visiteur de plonger dans le passé. Inouï, s'émerveillent les uns. Hétérodoxe, s'étranglent les autres.

"Une ville 'Assalamou Alaykoum ô Prophète' [Prophète, je vous salue] va être créee sur une surface d'un million de mètres carrés, entre La Mecque et Djeddah", annonce le journal saoudien Al-Riyadh. Le projet, initié par Nasser Ben Misfir Al-Zahrani, devrait être lancé prochainement. Selon le journal, le parc sera ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre et pourra accueillir cinq cent personnes par heure. Il comportera une bibliothèque, "la plus grande et la plus complète du monde concernant le Prophète", assortie d'un portail Internet qui sera lui aussi, "si Dieu le veut, le plus important du monde sur ce sujet".

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La haine tatouée au corps du tueur du Wisconsin

09.08.2012 | Adam Weinstein | Mother Jones

L’auteur du massacre de sikhs dans leur lieu de culte de la banlieue de Milwaukee avait le corps couvert de tatouages. Le décryptage de ces marques codées fait apparaître toute la symbolique des mouvements néonazis des Etats-Unis.

D’après les autorités du Wisconsin, les tatouages de Wade Michael Page, auteur de la fusillade dans un temple sikh de la banlieue de Milwaukee, pourraient le classer parmi les membres du “terrorisme intérieur” [une dénomination donnée par le FBI, par opposition au terrorisme international]. Mais que disaient exactement ces tatouages ? A voir les photos de Wade postées sur la page MySpace de son groupe – qui prônait la suprématie de la race blanche –, on comprend l’inquiétude de la police : le corps du tueur était un véritable album de l’idéologie du nationalisme blanc. 


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Les islamistes ne font que commencer

04.07.2012 | Adam Thiam | Le Républicain

La démolition de sept mausolées de saints musulmans, le 30 juin à Tombouctou, par le groupe islamiste Ansar Dine a provoqué l'émoi des Maliens et de la communauté internationale. Ce quotidien de Bamako appelle à une réaction rapide contre les "gangs du Nord", qui ne semblent pas prêts de s'arrêter dans leur campagne de destructions.

La démolition des lieux saints à Tombouctou n’est pas un accident. Au contraire, c’est un plan. Mieux, un message à l’endroit des résidents de la ville sainte, de la communauté musulmane du pays et de la sous-région sahélienne. Le plan confirme que pour les jihadistes l’argent ne peut jamais être qu’un moyen, jamais une finalité. Celle-ci, terrible et sectaire, est d’imposer l’islam salafiste. Qu’on appelle cela fanatisme religieux n’a pas d’importance. Que les actes posés en son nom provoquent un concert de réprobations et de condamnations, non plus.

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L’étrange revirement de la justice française

16.01.2012 | Le Pays

Au moment où Kigali et Paris relancent leur coopération, l’enquête française sur la mort de l’ex-président rwandais a pris un tour nouveau avec la publication du rapport du juge Trévidic. Le quotidien Le Pays se demande ce que cache ce revirement.

L'image du caméléon est sans doute celle qui colle à merveille à l’enquête entamée par la justice française depuis 1998 sur l’assassinat, le 6 avril 1994, de l’ex-président rwandais Juvénal Habyarimana. Six ans après la clôture de l’enquête du premier juge, les résultats d’une deuxième enquête viennent remettre en cause les conclusions de la première investigation. Un énième rebondissement qui fait penser à la lenteur et aux innombrables changements de couleurs de ce lézard arboricole doué d’homochromie. En plus des chefs d’Etat rwandais et burundais, des membres d’équipage français occupaient l’appareil abattu. Des ayants droit de ces derniers avaient donc porté l’affaire devant la justice de leur pays. Les conclusions des investigations de Jean-Louis Bruguière, premier juge français chargé du dossier, avaient émis l’hypothèse d’un bombardement du Falcon 50 présidentiel par des rebelles tutsis du Front patriotique rwandais (FPR) infiltrés sur la colline de Massaka, qui surplombe l’aéroport de Kigali. Le magistrat avait alors émis, en 2006, des mandats d’arrêt contre sept proches du président rwandais Paul Kagame, chef militaire du FPR à l’époque. Un acte qui n’avait pas manqué de créer un clash diplomatique entre la France et le Rwanda.

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A ceux qui ont collé une étoile jaune sur ma boîte aux lettres

09.01.2012 | Boris Kalnoky | Die Welt

Une culture de la haine règne aujourd'hui en Hongrie, s'inquiète Boris Kálnoky, journaliste au quotidien allemand Die Welt, d'origine magyare. Le mot "juif" y est devenu une insulte.

Pendant les fêtes, une étoile de David a été collée sur ma boîte aux lettres, à Budapest. J'en ai parlé à mon voisin. "En quoi cela me regarde-t-il?" m'a-t-il rétorqué, avant d'ajouter : "C'est sur celle de ton voisin de palier qu'ils auraient dû la coller, parce que lui, c'en est un. Peut-être qu'ils se sont trompés". L'affaire m'a quelque peu étonné, pour deux raisons : en tant qu'Européen, d'abord, je pensais que nous n'en étions plus là depuis 1945 ; en tant que citoyen hongrois, ensuite, je suis à peu près certain que personne n'a eu de conjoint juif dans ma famille au cours des 800 dernières années. En tout cas, je n'en ai trouvé aucun lors des trois années que j'ai consacrées à un ouvrage sur l'histoire de ma famille [Ahnenland ("le pays des ancêtres"), Droemer, février 2011]. Mais peut-être cela se produira-t-il un jour, à mesure des brassages.

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Pourquoi commémorer les attentats ?

08.09.2011 | David Rieff | Harper's Magazine

Un mémorial sera inauguré à Ground Zero à l’occasion du dixième anniversaire du 11 septembre. Mais l’oubli est parfois préférable au souvenir, estime l’essayiste américain David Rieff.

Le 11 septembre 2011, le mémorial officiel des attentats sera inauguré à Ground Zero, à New York (l’ouverture du musée voisin a été reportée à 2012). Conçu par l’architecte Michael Arad et l’architecte paysagiste Peter Walker et baptisé Reflecting Absence (Reflet de l’absence), le mémorial s’étendra sur un peu plus de 3 hectares et sera composé de deux vastes bassins réfléchissants creusés dans le sol, l’un et l’autre entourés de chutes d’eau. Les noms des 2 982 personnes qui trouvèrent la mort le 11 septembre 2001 ainsi que dans l’attentat manqué de 1993 contre les tours jumelles seront gravés sur les parapets de bronze qui entourent les bassins. La dernière phrase de l’énoncé de la mission du mémorial dit ceci : “Que les vies dont nous conservons le souvenir, les actes accomplis et l’esprit revivifié soient à jamais des phares qui réaffirment le respect de la vie, renforcent notre détermination à préserver la liberté et contribuent à mettre un terme à la haine, à l’ignorance et à l’intolérance.”

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Martin Luther King en majesté à Washington

01.09.2011 | Stephan Salisbury | The Philadelphia Inquirer

Ouvert au public le 22 août, le mémorial du pasteur noir marque une rupture. L’art public américain commence  timidement  à se diversifier et ne se contente plus de célébrer uniquement des hommes blancs.

Un premier leader noir a rejoint la cohorte de héros américains dont le souvenir est célébré sur le National Mall, à Washington, la grande esplanade située au sud de la Maison-Blanche. Le mémorial de Martin Luther King devait être inauguré le 28 août [du fait du passage de l’ouragan Irène sur la côte est des Etats-Unis. Le mémorial a cependant été ouvert au public le 22 août.] Mais, dans le centre-ville de Philadelphie, aucun monument ne distingue Martin Luther King ou un autre leader noir.

Aucun Africain-Américain n’a l’honneur d’avoir sa statue à l’hôtel de ville, qui abrite pourtant des sculptures à la mémoire des pontes du commerce, du droit et de l’industrie, des généraux de l’armée de l’Union et d’un président américain.

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